Samedi 15 decembre
Nous quittons ce matin Lafayette en Louisiane non sans un dernier passage par le centre ville.
Detour par la cathedrale Saint-Jean.
Juste a cote se situe l’un des plus vieux chenes du coin, estimation des experts 500 ans au moins.
Nous prenons la route vers le sud Est par la 90 direction Morgan City. J’en ai un peu ma dose de toutes ces autoroutes surtout que le bitume de celle-ci n’est pas vraiment en bon etat. Aussi je decide de sortir juste avant la petite ville de Franklin et de suivre la 182 sur quelques kms.
Franklin est une jolie petite ville et cette route est bien agreable. Nous reprenons la 90 juste avant d’arriver sur Morgan City.
On traverse pour la premiere fois un de ces fameux ponts en structure metallique qui me semblent naturellement faire partie du paysage de Louisiane dans mon imaginaire.
Nous dejeunons dans un restaurant dans la zone commerciale, digne des films de Tarantino. Cela ne parait pas sur la photo, mais on a eu avec nous pas mal de monde. Au menu, Hamburgers, Gombo (soupe creole avec du poulet, saucisses, du riz et epices bien sur) des ailes de poulets cuites et “hot” (bien epicees). Nous dejeunons pas loin des policiers du coin, clients de ce restau, c’est bon signe.
On reprend la route vers le nord et la 70. A la sortie de Morgan City nous passons devant un tres beau lac et je me rappelle que la dame du camping KOA de Lafayette m’en a parle. Nous decidons de stopper ici pour la nuit. C'est le "Lake End Park".
Il fait un temps tres agreable et on peut ainsi encore bien profiter de l’apres-midi pour promener et faire un peu de sport encore un peu avant la nuit. C’est le week-end. Des familles sont rassemblees devant les feux et font cuire des chamallows. Je sais cela fait un peu clicher encore mais je vous promets que c’est vrai. C’est un endroit bien paisible.
On dormira une nouvelle fois proche de l'eau et des bateaux amarres la.
Dimanche 16 decembre
Nous profitons encore un peu des bords de ce lac, toujours des ecureuils, les pelicans occupent les arbres implantes dans l’eau.
Nous reprendrons notre route en milieu de matinee vers le nord toujours sur la 70 puis la 69 pour White Castle ou nous pensons rejoindre et visiter la plantation de Nottaway.
Nous poursuivons notre traverse des “bayous” de Louisiane, zones tres humides, meme les arbres et forets semblent au milieu des marecages, on pourrait penser voir surgir a tout instant un alligator. Mais pour l’instant rien. Des paysages bien singuliers en tous les cas.
Nous atteindrons la plantation vers 12 h 30. Cela semble etre egalement un bien joli hotel et restaurant. Nous achetons nos tickets d’entrée. La dame m’offre une reduction “militaires”, 20 % tout de meme. Bon a prendre. Cela fait quand meme encore 46 dollars pour nous 4. On retourne dejeuner tranquillement dans notre camping car avant la rochaine visite guide prevue a 14 heures. Nous avons le temps de saluer le fleuve Mississipi, dont la vue nous est cache de la route par une enorme digue de terre.
J’essaye d’expliquer aux enfants qu’il s’agit-la encore (on avait le Mekong l’an passé en Thailande) d’un fleuve mythique, un des grands fleuves de notre planete (3.700 kms, info tiree du Larousse Junior). C’est quand meme le terrain de jeu de Tom Sawyer et son pote Huck, sans oublier Joe l’Indien et tout, non?
Cette plantation a donc ete construite ves 1857, donc juste avant la guerre de Secession de 1861, en bord de Mississipi comme se devaient d’etre les plus belles demeures de l’epoque. Le bois utilise est une sorte de cypress poussant dans les bois humides de la region. Le proprietaire, Mr Randolphe, originaire de l’Etat de Virginie etait implante dans la region depuis 17 ans et avait amasse une belle petite fortune avec la culture de la canne a sucre. Il a achete au fur et a mesure des terres cultivees de coton pour les changer en canne a sucre. Toutes ces plantes que l’on voit sur le cote des routes en Louisiane formant des rayons impressionnants sont encore aujourd’hui la canne a sucre. En raison de ces terres tres humides, on voit aussi beaucoup de champs de riz. La suite logique de la reussite deMr Randolphe etait la construction d’une demeure a la mesure de sa fortune. Quelle maison!
Nous avons rendez-vous sous le proche d’entrée. Double esccalier d’entrée de la maison. Pourquoi? Car il fallait un escalier pour les hommes et un pour les dames. En effet les bienseances de l’epoque interdisaient aux hommes de voir les chevilles de ces demoiselles, sous peine de devoir les epouser. Alors en montant les escaliers, le risque etait grand…
Il demeure pas mal de meubles d’epoque, des copies aussi, de la porcelaine de sevre, du cristal… La propriete appartient depuis 1985 a un milliardaire australien, magnat de la presse dans son pays et qui a depense beaucoup d’argent dans les renovations de la maison.
Belle salle de bal, non?
La Plantation est egalement devenue un hotel et un restaurant. L’amenagement des 42 chambres a entraine quelques transformations spectaculaires peu en phase avec l’epoque de la batisse, mais bon… Dehors le temps n’est pas au beau. Un orage se prepare et la pluie tombe le temps de la fin dela visite.
Nous reprenons notre route vers l’Est, le long du Mississipi. Pas de route spectaculaire le long du fleuve. Nous en sommes toujours separe par les digues de terre impressionnantes. Nous suivons les routes de bord des champs des cultures, et la route est couverte des traces de tracteurs et de terre. Nous descendons jusque la petite ville de Donaldsonville ( a ne pas confondre avec la ville de Donaldville chere a l’oncle Picsou, uncle Scrooge ici, pour notre parfaite culture) et trouvons un camping pour la nuit. Notre camping car est recouvert de terre, il est affreux. Nous arriverons comme prevu demain a La Nouvelle Orleans. Nous attendons beaucoup de notre visite. Peut-etre enfin une ville vivante avec un centre digne de ce nom?
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